Définir le format de papier par défaut sous Linux

Rédigé par Thomas Duchesne - - aucun commentaire

Depuis plusieurs mois et peut-être quelques années, LibreOffice utilisait par défaut le format de papier letter sur mon ordinateur. Je ne sais pas ce qui s’est produit pour que ce ne soit plus le format A4. C’était assez embêtant car le format letter et le format A4 sont assez proches, si bien que je ne m’en rendais pas forcément compte avant de vouloir imprimer le document. J’ai tout d’abord pensé que c’était un problème de locale mais tout était en français (donc le format de papier est censé être A4) et d’ailleurs rien n’indiquait quoi que se soit en rapport avec le papier.

En parcourant le système de fichiers de ma distribution, je suis tombé sur le fichier /etc/papersize. La page de manuel correspondant à papersize indique que ce fichier contient le format de papier par défaut du système et donne la liste des plus courants supportés par les différents programmes utilisant ce fichier. Il y a deux manières d’éditer ce fichier mais il faut impérativement le faire avec les droits d’administration (en root ou avec la commande sudo) :

  • la première est de l’éditer avec un éditeur de texte et d’entrer simplement le format de papier (par exemple a4 ;
  • la seconde est d’utiliser la commande paperconfig.

J’ai utilisé la commande paperconfig, ne sachant pas encore à ce moment que le fichier ne contenait que le nom du papier de manière aussi simple. L’utilisation de cette commande est extrêmement simple mais assez déroutante. En effet, on s’attendrait à devoir écrire paperconfig a4 mais il faut spécifier impérativement l’option -p ou --paper :

paperconfig -p a4

Une fois le format de papier par défaut défini, LibreOffice utilise à nouveau le format A4 par défaut.

Configuration de Fish

Rédigé par Thomas Duchesne - - 1 commentaire

Dans mon terminal, j’utilise le shell Fish. C’est plus convivial que Bash et la configuration par défaut évite d’avoir à chercher longtemps pour la retrouver sous Zsh. Je vais présenter ici ma configuration, qui est pour le moment assez modeste.

Tout d’abord, un mot sur la manière générale de configurer Fish. Avec les shells plus classiques, on édite généralement un fichier caché à la racine du dossier personnel (par exemple .bashrc pour Bash). Avec Fish, on édite plusieurs fichiers dans le dossier ~/.config/fish. Fish exécute tous les fichiers portant l’extension .fish contenus dans ce dossier. La documentation conseille de créer un fichier config.fish pour la configuration générale et de ranger les fonctions personnalisées (qui servent aussi d’alias) dans le dossier ~/.config/fish/functions et de créer un fichier par fonction qui porte le nom de celle-ci (par exemple fonction.fish pour la fonction fonction). Cette manière de configurer est très claire mais elle a l’inconvénient de ne pas être sauvegardable aussi facilement qu’un simple fichier.

Capture d’écran de mon terminal

L’invite de commande

Dans Fish, l’invite de commande est défini par une fonction (contrairement à Bash ou c’est une variable). Il est très facile de faire des choses assez compliquées puisqu’on a accès à l’intégralité du langage de script : on programme littéralement l’invite de commande.

function fish_prompt
    set_color blue
    echo "["(prompt_pwd)"]"
    set_color yellow
    echo -n (whoami)
    set_color white
    echo -n " -> "
    set_color normal
end

La documentation de Fish indique que la commande echo ne passe pas à la ligne dans la fonction fish_prompt. Il se trouve que sur mon ordinateur, le saut de ligne a bien lieu : je suis donc forcé d’utiliser echo avec l’option -n afin d’éviter un retour à la ligne.

Par défaut, Fish ne garde que la première lettre des dossiers de l’arborescence courante. Je trouve ce comportement peu pratique, d’autant plus que mon invite de commande tient sur deux lignes et que la première est dédiée au chemin : j’ai donc toute la place nécessaire pour l’afficher entièrement. Il a donc fallu réécrire la fonction prompt_pwd. Comme j’aime bien l’abréviation du dossier personnel en ~, j’ai réutilisé un code trouvé sur Stack Overflow :

function prompt_pwd
    echo $PWD | sed -e "s|^$HOME|~|"
end

Suppression du message de bienvenue

Par défaut, fish affiche deux lignes de texte lorsqu’on ouvre un terminal :

Bienvenue dans fish, le shell amical et interactif
Tappez help pour des instructions sur l'utilisation de fish

Pour les supprimer, la documentation indique d’effacer la variable fish_greeting :

set --erase fish_greeting

Commande personnalisée

J’utilise Archlinux et j’ai donc accès à AUR. Les nouvelles versions ne permettent plus à ma connaissance l’utilisation facile de Yaourt pour automatiser le téléchargement et l’installation des paquets. J’ai donc appris à refaire le travail de Yaourt à la main (c’est d’ailleurs très facile, sauf si des dépendances sont aussi dans AUR). Avant le passage à Git pour la gestion des fichiers PKGBUILD, il fallait télécharger l’archive depuis AUR, la décompresser puis exécuter makepkg -s dans le dossier ainsi créé. Le paquet se crée alors tout seul et il suffit de l’installer avec pacman -U. Maintenant, il faut cloner un dépôt Git :

git clone https://aur.archlinux.org/paquet

Cela crée un dossier comme avant et la méthode de création et d’installation du paquet n’a pas changé.

J’ai fini par en avoir marre de réécrire à chaque fois une longue commande (heureusement, l’auto-complétion aide à s’en souvenir) et j’ai donc créé une commande spéciale pour cloner un dépôt :

function aur-get
    git clone https://aur.archlinux.org/$argv
end

La fonction aur-get prend comme paramètre le nom du paquet et le téléchargement se lance. Il n’y a aucune gestion particulière des erreurs : en fait, c’est simplement une sorte d’alias mais cela a le mérite d’être bien plus pratique que de tout recopier à chaque fois.

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