Monter une partition d’un disque dur provenant d’une grappe RAID 1

Rédigé par Thomas Duchesne - - aucun commentaire

Lorsqu’on souhaite accéder aux données d’un disque dur faisant partie d’une grappe RAID 1, par exemple pour récupérer les fichiers contenus dans un NAS, il faut suivre la procédure suivante.

Tout d’abord, il faut brancher le disque dur à l’ordinateur. Ensuite, il faut connaître la partition sur laquelle sont contenues les données. C’est facile à faire avec la commande lsblk qui donne la taille des différentes partitions accessibles. Généralement, la partition la plus volumineuse est celle qui contient les fichiers voulus. Il faut également connaître un volume spécifique ayant un nom de la forme /dev/mdXXX. Il est visible dans le gestionnaire de disques. Pour la suite, on considèrera /dev/sdb1 et /dev/md123. Il faut maintenant créer un répertoire pour monter la partition, par exemple /tmp/disque.

Une fois ceci fait, il faut exécuter les commandes suivantes avec les droits de superutilisateur :

mdadm --stop /dev/md123
mdadm --assemble --run /dev/md123 /dev/sdb1
mount /dev/md123 /tmp/disque

Il est maintenant possible d’accéder aux fichiers en navigant jusqu’à /tmp/disque.

Redirection web vers un port sur un NAS Synology

Rédigé par Thomas Duchesne - - aucun commentaire

J’ai activé le serveur web de mon NAS Synology, Web Station. Lorsqu’il est activé, se connecter sur le NAS en HTTP ou en HTTPS ne redirige plus vers la page de connexion vers le DSM mais vers l’espace web racine. Pour pouvoir accéder au DSM, il faut impérativement spécifier le port (5000 en HTTP et 5001 en HTTPS) et donc entrer l’url http://synology:XXXX (le protocole et facultatif et XXXX représente le port). Je trouve plus pratique de pouvoir avoir accès directement au DSM sans spécifier le port ou de pouvoir simplement y accéder avec l’URL http://synology/dsm. Ayant eu affaire au support en ligne, on m’a dit que c’était impossible. J’ai tout de même trouvé une solution sur le subreddit r/synology.

On peut rediriger une page arbitraire vers un port lui aussi arbitraire avec un simple script PHP d’une ligne :

<?php
  header('Location: http://synology:XXXX');
?>

Le script doit-être placé dans l’espace web racine (/volume1/web). Je l’ai mis dans un fichier index.php lui-même enregistré dans le dossier dsm. Je peux maintenant accéder à l’espace d’administration avec l’URL http://synology/dsm.

Supprimer les raccourcis créés par Wine

Rédigé par Thomas Duchesne - - aucun commentaire

J’ai récemment désinstallé Wine de mon ordinateur principal et effacé le répertoire ~/.wine. Je ne possède donc plus aucun logiciel Windows mais les raccourcis sont toujours présents dans l’écran de sélection des applications. Ce n’est pas très grave mais, pour plus de clarté, je souhaitais les supprimer.

Il faut savoir que sous Linux, les raccourcis sont des fichiers .desktop. Wine gère les logiciels Windows au sein du répertoire utilisateur, les raccourcis sont donc créés dans le répertoire utilisateur. Pour lister l’intégralité des raccourcis liés à Wine, on peut exécuter la commande suivante :

find . -name "*.desktop" | grep wine

find est une commande permettant de rechercher des fichiers dans un répertoire. Le répertoire en question est ici un simple point, ce qui signifie le répertoire courant. Ici, il s’agissait de mon sous-répertoire de /home. L’option name permet de renseigner une expression rationnelle sur le nom des fichiers du répertoire. Ici, je cherche des fichiers ayant l’extension .desktop. find écrivant le chemin complet de chaque fichier trouvé sur des lignes séparées, je fais passer la liste des fichiers .desktop à grep en utilisant le pipe, |. La commande grep permet de filtrer des lignes avec une expression rationnelle. Ici, je cherche les lignes contenant le mot « wine ». La liste des raccourcis créés par Wine est maintenant établie.

Supprimer les raccourcis à la main aurait été fastidieux. J’ai donc automatisé leur suppression avec le script Fish suivant :

for file in (find . -name "*.desktop" | grep wine)
    mv $file ~/.local/share/Trash/
end

Ce script déplace les raccourcis dans la corbeille. J’aurais pu les supprimer en exécutant rm $file mais c’était trop risqué. Je n’ai maintenant plus de raccourcis liés à Wine dans Gnome 3.

Réussir la vérification des signatures des fichiers sources des paquets AUR

Rédigé par Thomas Duchesne - - aucun commentaire

Certains paquets de AUR nécessitent que les signatures dis fichiers sources soient vérifiées à l’aide d’une CLÉ PGP. Il peut arriver que cette vérification échoue car la clé donnée par le paquet téléchargé soit inconnue du système. Lorsque cela arrive, la commande makepkg -s l’indique d’une manière peu claire :

==> Vérification des signatures des fichiers sources grâce à gpg...
    ncurses-6.0.tar.gz ... ÉCHEC (Clef publique inconnue 702353E0F7E48EDB)
==> ERREUR : Une ou plusieurs signatures PGP n’ont pas pu être vérifiées.

L’exemple ci-dessus est issu d’une tentative de construction du paquet ncurses5-compat-libs, ce qui a motivé l’écriture de cet article.

Pour que le paquet puisse être fabriqué, il faut faire reconnaître la clé au système. Pour cela, il faut avoir tout d’abord avoir installé GPG. Ensuite, il faut visualiser les informations relative à la clé problématique en utilisant la commande gpg --recv-keys :

$ gpg --recv-keys 702353E0F7E48EDB
gpg: clef F7E48EDB : « Thomas Dickey <dickey@invisible-island.net> » n'est pas modifiée
gpg:       Quantité totale traitée : 1
gpg:                 non modifiées : 1

Si (et seulement si) vous avez confiance en le propriétaire de la clé, validez la avec la commande gpg --lsign :

$ gpg --lsign 702353E0F7E48EDB
pub  dsa1024/F7E48EDB
     créé : 2004-01-05  expire : jamais      utilisation : SC  
     confiance : inconnu       validité : inconnu
sub  elg1024/E4374AE1
     créé : 2004-01-05  expire : jamais      utilisation : E   
[ inconnue] (1). Thomas Dickey <dickey@invisible-island.net>

gpg: no default secret key: Pas de clef secrète

La clef n'a pas été modifiée donc la mise à jour est inutile.

Le message ci-dessus vous indique que la clé a bien été importée et vous pouvez relancer la construction du paquet.

Définir le format de papier par défaut sous Linux

Rédigé par Thomas Duchesne - - aucun commentaire

Depuis plusieurs mois et peut-être quelques années, LibreOffice utilisait par défaut le format de papier letter sur mon ordinateur. Je ne sais pas ce qui s’est produit pour que ce ne soit plus le format A4. C’était assez embêtant car le format letter et le format A4 sont assez proches, si bien que je ne m’en rendais pas forcément compte avant de vouloir imprimer le document. J’ai tout d’abord pensé que c’était un problème de locale mais tout était en français (donc le format de papier est censé être A4) et d’ailleurs rien n’indiquait quoi que se soit en rapport avec le papier.

En parcourant le système de fichiers de ma distribution, je suis tombé sur le fichier /etc/papersize. La page de manuel correspondant à papersize indique que ce fichier contient le format de papier par défaut du système et donne la liste des plus courants supportés par les différents programmes utilisant ce fichier. Il y a deux manières d’éditer ce fichier mais il faut impérativement le faire avec les droits d’administration (en root ou avec la commande sudo) :

  • la première est de l’éditer avec un éditeur de texte et d’entrer simplement le format de papier (par exemple a4 ;
  • la seconde est d’utiliser la commande paperconfig.

J’ai utilisé la commande paperconfig, ne sachant pas encore à ce moment que le fichier ne contenait que le nom du papier de manière aussi simple. L’utilisation de cette commande est extrêmement simple mais assez déroutante. En effet, on s’attendrait à devoir écrire paperconfig a4 mais il faut spécifier impérativement l’option -p ou --paper :

paperconfig -p a4

Une fois le format de papier par défaut défini, LibreOffice utilise à nouveau le format A4 par défaut.

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